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« Génération Y, de A à Z » : tout ce que vous aviez toujours voulu savoir sur les 18-30 ans. Par l’agence MEC Paris !

« 18-30 ans », « digital natives », « génération Y » ou « Petite Poucette », « Yers »… une génération suscitant beaucoup de questionnements et souvent difficile à appréhender.

Pourtant, à la lecture de l’abécédaire réalisé par MEC Paris et qui vient de sortir, le voile est levé sur cette génération qui ne peut se résumer au seul fait d’être née à l’ère digitale.

Car avec Génération Y, de A à Z, l’agence a réussi à relever le défi de dresser, en 26 points, un portrait simple et complet des « 18-30 ans » – slashers, multi, geeks, hyperconnectés, open, experts en marketing et personal branding, fans, etc.

Illustré de chiffres et données, et s’appuyant notamment sur une étude exclusive réalisée par l’agence en mars dernier, l’ouvrage offre ainsi toutes les clés pour mieux comprendre cette génération.

Un ouvrage très intéressant, aussi bien à l’usage des communicants ou des marketeurs que des simples curieux.

Pour en savoir plus et/ou en commander un exemplaire, rendez-vous sur le Tumblr dédié !

Chatons et hamsters, nouvelles égéries publicitaires ???

En cette rentrée, deux campagnes ont attiré notre attention, qui font la part belle aux animaux domestiques…

Chez Bouygues Telecom, ce sont en effet des chatons qui incarnent les conseillers de la marque. Le but : parler aux jeunes, de façon décalée, en surfant sur la tendance des « LOLcats » (photos de chats accompagnées de commentaires humoristiques !) qui a peu à peu envahi la Toile.
Un concept qui, s’il colle à la cible de l’opérateur téléphonique, manque cruellement de sens et de cohérence avec son métier.

Dans la même « veine animalière », on retrouve également la nouvelle campagne US pour le constructeur automobile Kia. Là, ce sont des hamsters-hip hop qui conduisent le nouveau monospace coréen. Exit la traditionnelle famille au volant de sa voiture tout confort. Bonjour les petits rongeurs joufflus, sneakers aux pieds et casquette vissée sur la tête, qui se déhanchent… pour faire fuir de méchants robots !

Ici encore, on se demande ce que les créatifs ont voulu dire. En tout cas, ils semblent plutôt accrochés à leur idée, puisque les hamsters Kia sont les porte-parole de la marque depuis 2010.
Remarquez, ils auraient tort de s’en priver, la première campagne ayant généré du buzz et remporté de nombreux prix.

Bref, deux campagnes qui nous semblent totalement hors sujet. Tout autant d’ailleurs que la pub pour les pistaches Wonderful Pistachios et son chat-pianiste (un copier/coller de la vidéo amateur Keyboard Cat aux 18 millions de vues)…

Toujours est-il : les animaux ça fait vendre, et ce n’est pas Orangina qui nous dira le contraire !

Les « tryvertising stores », ou l’art de « tester » la consommation

Venus du Japon, les tryvertising stores se répandent peu à peu en Europe.
Et il y a fort à parier que ces concept stores d’un nouveau genre continueront leur ascension…

Basés sur le concept du tryvertising, un mot barbare résultant de la contraction des vocables « test » et « publicité », ces points de vente reprennent un principe vieux comme le monde : l’échantillonnage.
Plus précisément, il s’agit de proposer aux chalands de tester des échantillons, des prototypes ou des nouveaux produits contre des « cadeaux ».
Avantage pour les marques ? Se démarquer du chaos publicitaire et promotionnel, tout en récoltant les avis des consommateurs, voire bénéficier du bouche à oreilles.
Car à l’heure où le consommateur reçoit quotidiennement entre 500 et 800 messages publicitaires, le besoin est grand pour les marques de se démarquer. Pour cela, on a inventé la « carotte » (promo, concours, etc.), le buzz, l’expérience, les magasins éphémères, les concepts stores et autres techniques en tous genres.
Le tryvertising store, lui, permet aux marques de cibler à moindre coût leurs consommateurs (puisque chaque client doit remplir un questionnaire) et de présenter de façon attrayante leurs innovations.
Du point de vue du client, ce type de magasin représente une autre alternative du « consommer malin » (chacun repart avec des produits gratuits) et une nouvelle façon de converser avec les marques, lui qui s’érige en consomm’acteur.
Pour ce dernier, participer à la vie des marques, prendre le contrôle de sa propre consommation mais aussi se sentir « spécial » est en effet primordial.
Grâce au tryvertising, il choisit ce sur quoi il veut donner son avis, il découvre des nouveautés avant les autres et consomme « presque » gratuitement (pour pouvoir participer, il  doit  généralement s’acquitter de droits d’entrée).
Bref, une logique de « gagnant/gagnant » qui explique la floraison des tryvertising stores.

Précurseur, le japonais SampleLab permet depuis 2007 à ses clients de tester 5 produits par visite, en échange d’un questionnaire à remplir et d’une cotisation annuelle de 7 €, venant s’ajouter à un droit d’entrée de 3 €.
Lui emboitant le pas, SamplePlaza (Shangaï) joue la carte des innovations en avant-première, puisqu’il propose d’essayer des produits en attente de commercialisation ainsi que 5 produits à rapporter chez soi, contre frais annuels (10€) et sondages en ligne.

Sample Lab et Sample Plaza

Citons également les initiative de « bars à échantillons » comme celui du tokyoïte  LCafé ou du magazine NewBeauty à Miami.
En Espagne (à Barcelone), c’est la grande distribution qui se met au goût du tryvertising avec la première enseigne Esloùltimo, un magasin qui se veut 100% gratuit ! Le principe : remplir au préalable un formulaire d’information et payer 5 € par mois pour repartir avec 5 produits  uniquement (alimentaires, entretien, cosmétiques, etc.) non encore commercialisés. Le client n’est pas contraint à l’astreinte du questionnaire/produit après test.
Attractif mais pas très rentable, d’autant que chaque client doit  attendre 30 jours entre chaque visite…
Un concept qui devrait pourtant s’exporter en France et dans d’autres pays européens.

Es lo ùltimo

En attendant, les early-adopters et bobos français pourront se consoler avec Smart Store, un « laboratoire de tendances » dont le crédo est de « faire découvrir des produits tendances, originaux et décalés sous la forme d’échantillons à retirer et à tester chez soi ou de produits finis à tester sur place ». Pour bénéficier d’un accès illimité au magasin, il suffit de payer 10€ par an.

Smart Store - 8 rue Blanche, 75009 Paris

Les tryvertisings stores ont donc de beaux jours devant eux. Peut-être leur logique marketing sera-t-elle reprise par les grandes enseignes de distribution ou de hard-discount…

2010 : les tailles XL font recette !

« La taille mannequin c’est démodé ! », clame haut et fort la nouvelle campagne de la marque de lingerie Sans Complexe.

Des filles « Sans Complexe »…

Girondes, décomplexées et radieuses, les égéries de la publicité arborent fièrement leur 95D.
Preuve que les mannequins filiformes et androgynes n’ont plus l’exclusivité dans le paysage médiatique et publicitaire.
La tendance n’est certes pas nouvelle, mais ces derniers temps, la société offre une véritable place aux tailles XL.
Chaque mois, des milliers d’internautes suivent les conseils et coups de coeur en tous genres des blogueuses « rondes », dont le nombre ne fait que croître.

Les blogueuses XL et fashion

Parmi elles, Lisa du blog/e-zine « Les modeuses rondes« , Valérie et son « To be Alive » ou encore la célèbre Big Beauty (a.k.a Stéphanie Zwicky).
Cette dernière connait un tel succès, que sur elle, pleuvent les contrats. La marque de prêt-à-porter Devernois en a fait la styliste de sa collection D+ et M6, sa chroniqueuse beauté pour l’émission 100% Mag, rien que ça !

Collection D+, par Devernois

À l’instar de la blogueuse, Marianne James est devenue  « conseillère fashion » : depuis 2008, elle participe à la conception de collection Taillissime de LaRedoute.
Autre signe de la prise de pouvoir des rondes et de l’intérêt des marques/media pour ces tailles 50, la multiplication des papiers et unes de presse à leur sujet.
Dans les magazines, fleurissent des « Vive les Fatshionistas » (Glamour, juin 2010) ou des dossiers Spécial Rondes (Elle, mars 2010).

Cette année encore, l’émission Belle toute nue (M6), continue d’accompagner avec succès des femmes complexées dans leur quête de bien-être et d’acceptation de soi…
Bref, le mouvement des femmes pulpeuses est en marche, amorcé ou tout simplement relayé par les marques et les media.

Un tendance qui va de pair avec l’engouement toujours plus vif pour les émissions/jeux TV culinaires — comme Master Chef (TF1), Top Chef ou Un dîner presque parfait (tous deux sur M6) — ou pour la bonne chère. Car parallèlement au PNNS (Plan National « Nutrition Santé ») et aux campagnes en faveur d’un « manger sain » parfois tristounet et culpabilisant, la tendance « gourmandise » continue de s’affirmer. Les cakistas (comprenez, les fans de pâtisserie) et autres gourmand(e)s ont encore de beaux jours devant eux, qui font davantage passer les plaisirs de la table avant le tour de taille !

L’homme 2010 : plus « Novo casual » que jamais

Novo…quoi ? « Novo casual » !
Ce concept un peu obscur instauré par l’Oréal fin 2009, définit le nouveau mâle.
Un savant mélange entre le « Métrosexuel » et l’«Übersexuel » des années passées.

Ainsi le « Novo casual » est un homme « débarrassé du carcan imposé par des modèles machistes ou ultra féministes, […] et qui est réconcilié avec toutes les composantes identitaires essentielles : virilité, créativité, sensibilité, séduction et charisme ».
Arborant fièrement une barbe de 3 jours, il prend soin de lui et accepte  sa part de féminité qu’il cultive en harmonie avec sa masculinité.
Notre ami s’exhibe volontiers en couple (cf campagnes de la marque The Kooples), n’est jamais en reste lorsqu’il s’agit de s’occuper de sa progéniture et ne rechigne plus trop à participer aux tâches ménagères. D’ailleurs, 61% des pères affirment que leurs enfants sont la raison principale à leur bonheur*¹ et 88% des hommes pensent que le partage des corvées participe à l’équilibre du couple*¹ (bien sûr, il ne s’agit que d’une déclaration, la réalité étant  encore  souvent moins reluisante !).
Bref, le « Novo-casual » est l’homme presque parfait !
Pas forcément aussi sexy que Patrick Dempsey, figure de proue de la tendance et égérie des produits Men Expert, mais au moins le vrai « Novo-casual », lui, il n’habite pas qu’à Los Angeles..Bien évidemment, la publicité a repris ces nouveaux codes masculins.
Les dernières campagnes Coca-Cola Zéro sans caféine et Canal+ « Créateur original » en sont de bons exemples. Mais là, point de « Novo casual » à la beauté hollywoodienne, juste des « boys next doors » !

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Même le sosie de l’«Übersexuel » Sébastien Chabal, le mannequin français Patrick PetitJean s’affiche pour H&M, plus soigné et moins viril que le rugbyman.

Campagne Automne/Hiver 2009 : un Übersexuel plus féminin

Source : Étude Biba/Harris Interactive, « Les hommes et le bonheur », février 2010