Archives de Catégorie: CelaPartDeLa marque

Chatons et hamsters, nouvelles égéries publicitaires ???

En cette rentrée, deux campagnes ont attiré notre attention, qui font la part belle aux animaux domestiques…

Chez Bouygues Telecom, ce sont en effet des chatons qui incarnent les conseillers de la marque. Le but : parler aux jeunes, de façon décalée, en surfant sur la tendance des « LOLcats » (photos de chats accompagnées de commentaires humoristiques !) qui a peu à peu envahi la Toile.
Un concept qui, s’il colle à la cible de l’opérateur téléphonique, manque cruellement de sens et de cohérence avec son métier.

Dans la même « veine animalière », on retrouve également la nouvelle campagne US pour le constructeur automobile Kia. Là, ce sont des hamsters-hip hop qui conduisent le nouveau monospace coréen. Exit la traditionnelle famille au volant de sa voiture tout confort. Bonjour les petits rongeurs joufflus, sneakers aux pieds et casquette vissée sur la tête, qui se déhanchent… pour faire fuir de méchants robots !

Ici encore, on se demande ce que les créatifs ont voulu dire. En tout cas, ils semblent plutôt accrochés à leur idée, puisque les hamsters Kia sont les porte-parole de la marque depuis 2010.
Remarquez, ils auraient tort de s’en priver, la première campagne ayant généré du buzz et remporté de nombreux prix.

Bref, deux campagnes qui nous semblent totalement hors sujet. Tout autant d’ailleurs que la pub pour les pistaches Wonderful Pistachios et son chat-pianiste (un copier/coller de la vidéo amateur Keyboard Cat aux 18 millions de vues)…

Toujours est-il : les animaux ça fait vendre, et ce n’est pas Orangina qui nous dira le contraire !

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Le casting de rêve d’Annie Leibovitz pour Disney…

Depuis 2005, la célébrissime photographe a entrepris une série de Dream portraits pour le compte de Disney.
L’idée : choisir des stars de cinéma et autres peoples pour incarner les personnages des contes de fées.
Tout aussi féérique que les précédentes, la campagne 2011 (destinée à promouvoir les parcs d’attractions Disney),  nous dévoile un casting de choix : Penélope Cruz et Jeff Bridges pour la Belle et la Bête, Olivia Wilde en belle-mère de Blanche-Neige et Alec Baldwin en Miroir ainsi que Queen Latifah dans la peau d’Ursula de La Petite Sirène.

Une série de clichés fidèle à l’univers Disney et dont les personnages incarnent à la perfection le rôle qui leur est attribué.
Rien à voir avec les photos de Dina Goldstein (cf post du 7 juillet 2009), mais tout aussi intéressant…

Les autres Dream portraits : Lire la suite

Des tweets qui swinguent avec Orange !

Début octobre 2010 Orange (UK) et l’agence britannique Poke London ont organisé l’opération « Singing Tweetagrams », en partenariat avec The Rockabellas, trio de pin’up old school se réclamant des Andrew Sisters


Le principe est simple et efficace : l’internaute poste son message sur Twitter en ajoutant la mention #singingtweetagrams et son « télégramme 2.0 » lui est retourné, version chantée par The Rockabellas (à écouter ici).
Une façon ludique de « twitter », en cohérence avec le tendance vintage actuelle et inspirée des Singing Telegrams des année 30.
Initiés en 1933 par la compagnie américaine de télégraphe, Western Union, ces télégrammes chantés se présentaient en effet comme une amusante alternative au « petit bleu ».

Seul regret : l’opération est terminée, alors qu’elle en aurait dépanné plus d’un à l’occasion des traditionnels envois de vœux.
Car cela eût été une bonne façon de changer des conventionnelles cartes de vœux papier ou numériques !
Retenez toutefois que The Rockabellas prêtent leurs voix à des évènements publics ou privés, ainsi qu’à des marques. Peut-être accepteront-elles de chanter vos/nos voeux 2012… I can dream, can’t I ?

Les « tryvertising stores », ou l’art de « tester » la consommation

Venus du Japon, les tryvertising stores se répandent peu à peu en Europe.
Et il y a fort à parier que ces concept stores d’un nouveau genre continueront leur ascension…

Basés sur le concept du tryvertising, un mot barbare résultant de la contraction des vocables « test » et « publicité », ces points de vente reprennent un principe vieux comme le monde : l’échantillonnage.
Plus précisément, il s’agit de proposer aux chalands de tester des échantillons, des prototypes ou des nouveaux produits contre des « cadeaux ».
Avantage pour les marques ? Se démarquer du chaos publicitaire et promotionnel, tout en récoltant les avis des consommateurs, voire bénéficier du bouche à oreilles.
Car à l’heure où le consommateur reçoit quotidiennement entre 500 et 800 messages publicitaires, le besoin est grand pour les marques de se démarquer. Pour cela, on a inventé la « carotte » (promo, concours, etc.), le buzz, l’expérience, les magasins éphémères, les concepts stores et autres techniques en tous genres.
Le tryvertising store, lui, permet aux marques de cibler à moindre coût leurs consommateurs (puisque chaque client doit remplir un questionnaire) et de présenter de façon attrayante leurs innovations.
Du point de vue du client, ce type de magasin représente une autre alternative du « consommer malin » (chacun repart avec des produits gratuits) et une nouvelle façon de converser avec les marques, lui qui s’érige en consomm’acteur.
Pour ce dernier, participer à la vie des marques, prendre le contrôle de sa propre consommation mais aussi se sentir « spécial » est en effet primordial.
Grâce au tryvertising, il choisit ce sur quoi il veut donner son avis, il découvre des nouveautés avant les autres et consomme « presque » gratuitement (pour pouvoir participer, il  doit  généralement s’acquitter de droits d’entrée).
Bref, une logique de « gagnant/gagnant » qui explique la floraison des tryvertising stores.

Précurseur, le japonais SampleLab permet depuis 2007 à ses clients de tester 5 produits par visite, en échange d’un questionnaire à remplir et d’une cotisation annuelle de 7 €, venant s’ajouter à un droit d’entrée de 3 €.
Lui emboitant le pas, SamplePlaza (Shangaï) joue la carte des innovations en avant-première, puisqu’il propose d’essayer des produits en attente de commercialisation ainsi que 5 produits à rapporter chez soi, contre frais annuels (10€) et sondages en ligne.

Sample Lab et Sample Plaza

Citons également les initiative de « bars à échantillons » comme celui du tokyoïte  LCafé ou du magazine NewBeauty à Miami.
En Espagne (à Barcelone), c’est la grande distribution qui se met au goût du tryvertising avec la première enseigne Esloùltimo, un magasin qui se veut 100% gratuit ! Le principe : remplir au préalable un formulaire d’information et payer 5 € par mois pour repartir avec 5 produits  uniquement (alimentaires, entretien, cosmétiques, etc.) non encore commercialisés. Le client n’est pas contraint à l’astreinte du questionnaire/produit après test.
Attractif mais pas très rentable, d’autant que chaque client doit  attendre 30 jours entre chaque visite…
Un concept qui devrait pourtant s’exporter en France et dans d’autres pays européens.

Es lo ùltimo

En attendant, les early-adopters et bobos français pourront se consoler avec Smart Store, un « laboratoire de tendances » dont le crédo est de « faire découvrir des produits tendances, originaux et décalés sous la forme d’échantillons à retirer et à tester chez soi ou de produits finis à tester sur place ». Pour bénéficier d’un accès illimité au magasin, il suffit de payer 10€ par an.

Smart Store - 8 rue Blanche, 75009 Paris

Les tryvertisings stores ont donc de beaux jours devant eux. Peut-être leur logique marketing sera-t-elle reprise par les grandes enseignes de distribution ou de hard-discount…

2010 : les tailles XL font recette !

« La taille mannequin c’est démodé ! », clame haut et fort la nouvelle campagne de la marque de lingerie Sans Complexe.

Des filles « Sans Complexe »…

Girondes, décomplexées et radieuses, les égéries de la publicité arborent fièrement leur 95D.
Preuve que les mannequins filiformes et androgynes n’ont plus l’exclusivité dans le paysage médiatique et publicitaire.
La tendance n’est certes pas nouvelle, mais ces derniers temps, la société offre une véritable place aux tailles XL.
Chaque mois, des milliers d’internautes suivent les conseils et coups de coeur en tous genres des blogueuses « rondes », dont le nombre ne fait que croître.

Les blogueuses XL et fashion

Parmi elles, Lisa du blog/e-zine « Les modeuses rondes« , Valérie et son « To be Alive » ou encore la célèbre Big Beauty (a.k.a Stéphanie Zwicky).
Cette dernière connait un tel succès, que sur elle, pleuvent les contrats. La marque de prêt-à-porter Devernois en a fait la styliste de sa collection D+ et M6, sa chroniqueuse beauté pour l’émission 100% Mag, rien que ça !

Collection D+, par Devernois

À l’instar de la blogueuse, Marianne James est devenue  « conseillère fashion » : depuis 2008, elle participe à la conception de collection Taillissime de LaRedoute.
Autre signe de la prise de pouvoir des rondes et de l’intérêt des marques/media pour ces tailles 50, la multiplication des papiers et unes de presse à leur sujet.
Dans les magazines, fleurissent des « Vive les Fatshionistas » (Glamour, juin 2010) ou des dossiers Spécial Rondes (Elle, mars 2010).

Cette année encore, l’émission Belle toute nue (M6), continue d’accompagner avec succès des femmes complexées dans leur quête de bien-être et d’acceptation de soi…
Bref, le mouvement des femmes pulpeuses est en marche, amorcé ou tout simplement relayé par les marques et les media.

Un tendance qui va de pair avec l’engouement toujours plus vif pour les émissions/jeux TV culinaires — comme Master Chef (TF1), Top Chef ou Un dîner presque parfait (tous deux sur M6) — ou pour la bonne chère. Car parallèlement au PNNS (Plan National « Nutrition Santé ») et aux campagnes en faveur d’un « manger sain » parfois tristounet et culpabilisant, la tendance « gourmandise » continue de s’affirmer. Les cakistas (comprenez, les fans de pâtisserie) et autres gourmand(e)s ont encore de beaux jours devant eux, qui font davantage passer les plaisirs de la table avant le tour de taille !

Un chasseur sachant chasser… L’expérience Tipp-Ex

Plus facile de vivre l’expérience que de la « prononcer » !
À l’occasion de la rentrée des classes, la célèbre marque de correcteurs en tous genres, nous a offert une savoureuse campagne interactive sur YouTube.
L’expérience digitale commence par la vidéo « A hunter shoots a bear » exhortant l’internaute à choisir entre deux fins de l’histoire.
Jusque là, rien de très palpitant.
L’intérêt réside dans la possibilité d’écrire soi-même d’autres scénarii en complétant la phrase « A hunter …. a bear ».  Résultat : une cinquantaine de scénettes différentes et drôles, selon que vous choisissez les termes « sings », « dances », « kisses », etc.

TippExperience : interactif, participatif et... jouissif !

Bravo à l’agence Buzz Man pour cette campagne Rich Media sans faux pas !
À vous de jouer :

Dulux Valentine : en avant les couleurs !

Depuis le début de l’année, la célèbre marque de peinture a lancé son projet « Let’s colour », une opération de grande ampleur destinée à recolorer des lieux tombés dans l’oubli et dans le gris.

Principale particularité : le grand public a été invité à rejoindre les équipes de la marque dans cette formidable entreprise de « régénération colorielle ».


Ainsi, des rues, des bâtiments, des écoles, des places de 4 villes du monde (Rio de Janeiro au Brésil, Jodhpur en Inde, Aulnay-Sous-Bois en France et Londres au Royaume-Uni) ont peu à peu retrouvé vie grâce à de vrais gens !
6 mois, 6 540 litres de peinture et 650 personnes plus tard, cela donne un superbe spot en stop motion, signé Adam Berg pour l’agence Euro RSCG Worldwide.

Vodpod videos no longer available.

Afin de relayer ces opérations locales (et donc à faible visibilité), une campagne plurimédia a été mise en place : un site et un blog dédiés, de la TV (depuis le 23 mai), du viral avec le spot sur YouTube, un compte Twitter, une galerie de photos sur Flickr, des pages Facebook et Orkut (réseau social populaire au Brésil et en Inde).

Bref, des couleurs, de la poésie, de gros moyens, du participatif, de la solidarité et du crossmedia. Tout ça pour nous montrer que Dulux Valentine croit « […] très fortement au pouvoir magique de la couleur, à son apport positif sur la vie de chacun, à sa capacité à dynamiser leur quotidien et à transformer des lieux de vie », dixit Cristèle Drolon, responsable Marketing Grand Public d’AkzoNobel France (groupe auquel appartient Dulux Valentine).

Les uns jugeront l’opération mièvre et un peu « cucul », les autres comme nous trouveront que certains bâtiments (notamment celui en Inde) ont été peints à tort. Mais tous devraient s’accorder à dire que  l’aspect solidaire de ce « Let’s colour » projet laisse malheureusement de côté l’environnement et l’écologie (engagements pourtant indispensables, nous semble-t-il, surtout lorsque l’on vend de la peinture).

Ray Ban underground ?

Les Ray Ban, c’est un peu comme les jeans Levi’s  ou les Converse : des accessoires devenus transgénérationnels !
Nos parents les ressortent de leurs étuis et nous, jeunes en quête d’identité, dévalisons les stocks de la marque.
Un temps out, ces lunettes lancées en 1937 sont donc de nouveau in.
Car la marque, à grand renfort de campagnes print, web, cinéma, événementielles, RP (etc.), a su imposer sa nouvelle signature « Never Hide » et ses montures auprès des jeunes générations (pour qui avant, les Ray Ban,  faisaient référence  au fashion faux-pas de Tom Cruise dans Top Gun ou à des binocles de « darons mal fagotés » !)
Bref, les 15-25 ans ont adopté la marque, et cela tombe bien, il s’agit du cœur de cible de Ray Ban.

Alors, pour promouvoir les modèles de sa gamme « Rare Prints », elle a décidé de jouer la carte du métro-store : une rame de métro installée place Calle de la Reina à Madrid, des sièges en forme de Wayfarer, des présentoirs façon plans de lignes de métro et du faux gazon (un brin trop kitsch).

L’évènement sera clôturé le 5 juin prochain par l’intervention de graffeurs qui décoreront la rame de métro.
Une opération d’ambient marketing en cohérence avec l’esprit underground et urbain de la marque… et qui fait écho au modèle « subway » Wayfarer, présenté dans ce wagon-showroom.
Pourtant, il est dommage que la marque n’ait pu s’installer véritablement dans le métro. Elle aurait sans doute gagné en visibilité et en impact, même si d’autres marques avant elle ont déjà envahi le subway (cf post du 6 mars 2010).
Sinon, Ray Ban aurait pu prendre ses quartiers dans un lieu un peu plus transgressif pour marquer les  jeunes esprits et clamer son slogan « Never Hide » (« ne jamais se cacher »)…

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TomTom, du côté obscur de la force !

Dès à présent, lorsqu’ils utiliseront leur GPS, les anglo-saxons pourront entendre la voix du ténébreux Dark Vader.
En effet, la célèbre marque de système de navigation routière s’associe aux « voix » de Star Wars pour le guidage vocal des utilisateurs.
Imaginez-vous, recevant des indications de la part du père de Luke Skywalker. Terrifiant, non ?
En tout cas, cela effraie l’ingé-son qui tente d’enregistrer notre homme (dans la vidéo soutenant le lancement de l’opération).
La voix de C-3PO elle, sera disponible très bientôt.
Quant à Yoda et Han Solo, ils intègreront l’aventure TomTom « Star Wars » en juillet et août.

Nous adorons l’initiative de la marque. Seule ombre au tableau : les Français en restent pour le moment privés et doivent se contenter des voix d’Elie Semoun dans les Petites Annonces. Beaucoup moins glamour !
En attendant, regardez ce génial spot viral réalisé par l’agence Pool (Amsterdam) pour l’occasion.

Videos Dailymotion micro-ondables… signé Findus !

Pour ses pizzas Crousti’Express, Findus vient de lancer une campagne Rich-Media sur Dailymotion.
Le principe ? Au bout de 3 minutes d’une vidéo (le temps qu’il faut pour faire cuire les fameuses pizzas), un « ding » se fait entendre et la porte d’un micro-ondes s’ouvre à l’écran, présentant le nouveau produit de la marque.
Une sorte de coupure pub intégrée à la vidéo, qui reprend ensuite son cours.
Certes quelque peu intrusif, mais véritablement efficace.

Vodpod videos no longer available.

Agence : Grey (Paris)

Pour visionner quelques exemples de vidéos intégrant l’opération Findus, cliquez sur les liens ci-dessous.

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