Un joli pop-up floral qui diffuse du parfum, telle fut l’idée de l’agence allemande Jung von Matt (Stuttgart) pour promouvoir le nouveau désodorisant « Pink Flower » d’Ambi Pur.
Le principe est simple : placer ce pop-up géant et multicolore au coin des portes de lieux publics aux odeurs nauséabondes (des toilettes de quatre villes outre-Rhin)…
Dès que les portes se ferment, une magnifique fleur se déploie, en même temps qu’un pschitt de la nouvelle « fragrance » Ambi Pur est diffusé…
Du polysensoriel au service d’une campagne d’ « ambient marketing » très réussie.
Bien senti !
… même si on regrette que ce concept ait été innové pour un produit si peu poétique…
Pour commencer l’année en fanfare, voici le dernier dispositif de Coca : un distributeur de boissons… qui, pour une seule pièce, distribue non seulement plusieurs bouteilles de Coca, mais aussi des fleurs, des ballons, des pizzas, des sandwichs géants…
Installée en secret les 7 et 8 décembre dernier dans une université américaine, cette Happiness Machine (le bonheur est décidément le credo Coca) a provoqué l’hystérie générale.
Du bonheur en veux-tu en voilà et un gros buzz pour la célèbre firme US. En un jour, la vidéo de l’opération montée par l’agence Definition 6 (Atlanta) avait été visionnée plus de 100 000 fois !
Vous en connaissez beaucoup, vous, des distributeurs de boissons qui engendrent des rires, des sourires, des envies de câliner un gros appareil et de partager son Coca ?
Manquerait plus qu’Orangina s’inspire du concept et créé sa NPM (Naturellement Pulpeuse Machine) avec tout plein de jolies « plantes » sortant du distributeur de boissons…
Les délirantes marionnettes Nike sont de retour dans 3 nouvelles vidéos signées Wieden+Kennedy (Portland).
James LeBron et Kobe Bryant version muppets reviennent en effet avec deux questions existentielles : « Qui du lion ou du black mamba (serpent africain très venimeux) est le plus fort ? » et « Qui a volé la paire d’Air Max LeBron VII ? ».
On l’aura compris, ça ne vole pas bien haut… Mais la réalisation est toujours aussi irréprochable et les marionnettes so US.
Et nous adorons l’enquête aux airs de Cluedo, dirigée par un Sherlock Holmes plus vrai que nature ! Sherlock Holmes dont nous attendons d’ailleurs l’histoire sur grand écran, à partir du 3 février 2010 (en France)…
A l’heure où toutes les enseignes de luxe rivalisent d’inventivité (et de moyens) pour attirer le chaland de Noël dans leurs points de vente, Hermès fait un peu figure d’outsider.
Car, pour l’une de ses boutiques tokyoïtes (dans le luxueux quartier de Ginza), la marque a choisi la sobriété.
Pas de néon coloré (comme la vitrine Vuitton des Champs Elysées), de poupées russes géantes (très à la mode cette année), de froufrous ou de bling-bling…
En lieu et place de la traditionnelle devanture marchande, c’est une vitrine interactive installée par le designer Tokujin Yoshioka que l’on retrouve.
Rien de bien technologique pourtant : une simple vidéo qui donne l’impression de souffler sur un carré Hermès.
Regardez, l’effet est saisissant !
Pour présenter son navigateur, l’américain Google nous gratifie d’une nouvelle vidéo très… artisanale !
Débarrassé de toute technique d’After Effect, il nous donne à voir les coulisses du n°3 mondial des navigateurs, derrière Internet Explorer et Firefox (mais seulement 4,4% de part de marché, selon Net Applications, dans la semaine du 6 au 12 décembre 2009).
Un petit film de plus de 4 minutes qui raconte les principales caractéristiques de l’outil, à coups de marteau, tricot, maquettes etc. Très poétique.
Mais quoiqu’on en pense, on ne peut faire abstraction du paradoxe soulevé par cette vidéo, en totale contradiction avec l’image hi-tech de Google.
C’est un peu comme si le géant multi milliardaire faisait l’éloge de la lenteur, lui qui pourtant s’est empressé de sortir son Google Chrome pour Mac et qui nous vante la rapidité de son joujou !
Dans le même genre de cette vidéo conçue par les agences Bartle Bogle Hegarty and Glue (Londres), ce 35 secondes signé par les équipes Google (Japon) :
Noël approche (non, sans blague !) et les traditionnels calendriers de l’Avent sont déjà bien entamés.
Mais à quelques jours des festivités, voici un joli concept de calendrier gourmand : à mi chemin entre un jeu de Solitaire, une boîte de chocolats et un calendrier de l’Avent…
Du design en boîte créé par le studio espagnol Series Nemo.
20 films de 120 secondes pour un thème.
Le projet Twenty120 réunit chaque année 20 directeurs artistiques, designers artistes ou publicitaires autour d’une thématique à traiter.
Le projet, inauguré en 2007 offre en effet la liberté à des artistes de s’exprimer sans contrainte client et met à leur disposition une belle plateforme en ligne pour diffuser leurs courts-métrages.
Et cette année, c’est le thème de « L’âge de l’opulence » qui est mis à l’honneur.
Pour l’illustrer, voici un superbe film réalisé par Yibi Hu (bande son : Phillip Sheppard et production : Joe Marshall)
Les années précédentes, les artistes ont dû disserter sur le »Changement » et la « Vérité VS Déception ».
Les courts-métrages « Truth VS Deception » sont disponibles dans un coffret DVD à retrouver sur le site.
Pour « aider les enfants dans le besoin », Ikea organise une chorale virtuelle de peluches.
En effet, depuis quelques semaines, le site du projet Soft Toys Aid propose aux internautes de faire danser et chanter les doudous suédois pour créer la plus grande chorale du monde.
Rien que ça !
Choisissez un personnage, chantez et bougez votre souris pour l’animer (les non-mélomanes pourront choisir de simplement faire danser leur peluche).
Cela donne une jolie mosaïque de choristes altruistes, aux noms et dégaines improbables.
Bref, une belle idée pour promouvoir Soft Toys Aid, une campagne mondiale de dons qui soutient les programmes d’éducation de l’UNICEF et de Save the Children (un euro est reversé pour chaque peluche achetée).
D’ailleurs, grâce à ces drôles de petits animaux en tissu, pas moins de 16,7 millions d’euros ont déjà été récoltés depuis 2003.
Chorale de peluches en ligne
Telles de vraies rockstars, les peluches Ikea s’illustrent dans un clip dont la chanson ressemble furieusement à We are the World de Michael Jackson et Lionel Richie :
La campagne se décline également sur Facebook… forcément, elle est encore une fois estampillée Forsman & Bodenfors (cf post du 18 novembre 2009) !
Début décembre, la chaîne de science-fiction américaine Syfy a exhorté les New-Yorkais à suivre le lapin blanc d’Alice, sa nouvelle mini-série TV, remake du classique chef d’œuvre de Lewis Carroll.
Une course poursuite aussi étrange que cette version moderne d’Alice au Pays des Merveilles, qui s’est déroulée on et off line…
Après qu’une cinquantaine de clones en costards et masques de lapins débarque dans les rues de Big Apple, notre blanc héros a entamé sa fugue sur les murs de la ville via une opération de « beamvertising » (contraction des mots « rayons lumineux » et « publicité »).
Car l’agence Fallon (Minneapolis) a orchestré avec brio une projection en mouvement et grandeur nature, entre street art, affichage urbain et marketing sauvage… technique précédemment utilisée par des marques comme Rexona, Puma, eBay ou RedBull.
Le dispositif se prolonge sur Twitter et sur plusieurs sites « poupées russes », qui s’ouvrent par le site de détectives The White Rabbit Inc.
Un parcours virtuel qui annonce finalement la diffusion du premier épisode de la mini-série (le 6 décembre 2009), à mi-chemin entre fresque Tim Burtonienne et blockbuster US.
Hasard du calendrier, le réalisateur de Big Fish sort sa version d’Alice au Pays des Merveilles début 2010 ?
Pour célébrer les 40 ans du journal, l’agence Glue London a eu la bonne idée de surfer sur la vague iPhone.
Non pas en lançant une énième application pour le smartphone (The Sun a déjà une place au sein de l’App Store) mais en en parodiant les publicités.
Un spot TV qui vante avec humour les « mérites » du titre le plus lu en Grande-Bretagne.
Alors, encore plus fort que l’iPhone, il y a The Sun « the UK’s best handheld for 40 years » !