Johannesburg est en ce moment le théâtre d’une compétition créative acharnée entre Nike et Coca-Cola, deux des principaux sponsors du Mondial 2010.
Chacun rivalise, à sa façon, avec une sculpture gigantesque.
Le Ballman de Nike - Le géant de Coca
D’un côté, le célèbre équipementier et son Ballman exposé dans le Carlton Shopping Centre (centre commercial de Johannesburg). Mesurant 15 mètres de hauteur, cette aérienne sculpture de l’agence Ratcliffe Fowler Design est composée de 3 000 ballons de foot.
De l’autre, un « Coke Man » géant installé dans la métropole et présenté comme une initiative de recyclage artistique. Une réalisation de l’agence Animal Farm, aux mensurations extraordinaires : 16,5 mètres de haut pour 25 tonnes.
Après sa Pen Story, superbe vidéo célébrant le cinquantième anniversaire de la marque (cf post du 13 septembre 2009), Olympus nous offre un nouveau bijou, toujours en stop motion.
Réalisée par l’agence DSG et le Japonais Takeuchi Taijin, la vidéo Pen Giant n’aurait fait l’objet d’aucun trucage, ni effet de post-prod…
Seul outil utilisé, le modèle E-PL1 d’Olympus.
Pour l’animation et l’aspect gigantesque : 355 photos shootées, puis réimprimées sur de grands panneaux.
Du beau travail qui devrait assurer à la vidéo plus de 2 millions de vues, comme cela avait été le cas pour la Pen Story !
Souvenez-vous : fin 2009, un jeune Russe lançait Chatroulette, un site mettant en relation des internautes via webcam et tchat, de manière aléatoire (cf post du 23 février 2010).
Si le fameux site a quelque peu défrayé la chronique, il a pourtant fait des émules, à l’instar d’Altran.
En effet, le leader européen du conseil en innovation et hautes technologies, aidé de l’agence Heaven, a temporairement lancé Jobroulette.
Sur le même principe que Chatroulette, cette plateforme offrait la possibilité d’entrer en contact avec n’importe lequel des 100 collaborateurs Altran sélectionnés et de poser sa candidature pour les postes proposés.
Un concept plutôt intéressant, dévoilé à l’occasion de l’Innovation Week, vaste opération de recrutement (et de communication !) organisée par Altran du 17 au 21 mai 2010.
Car à l’heure des visioconférences, des sites de recrutement et des réseaux sociaux professionnels, technologie et web 2.0 deviennent les maîtres-mots des grands recruteurs (ex. Axa).
Pourtant, le bilan de l’opération est plutôt négatif…
Certes, le site permettait une première prise de contact conviviale et sans discrimination (à priori…). Mais encore aurait-il fallu que les interlocuteurs Altran aient été formés à l’utilisation de la webcam et qu’ils aient pu répondre aux questions posées par les internautes, comme l’explique cet article de Rue89 !
Bref, il faudra encore du temps avant qu’un concept comme Jobroulette devienne la panacée en matière de recrutement, la bonne vieille technique de l’entretien d’embauche en face à face détrônant toute les nouveautés technologiques déployées.
Depuis le début de l’année, la célèbre marque de peinture a lancé son projet « Let’s colour », une opération de grande ampleur destinée à recolorer des lieux tombés dans l’oubli et dans le gris.
Principale particularité : le grand public a été invité à rejoindre les équipes de la marque dans cette formidable entreprise de « régénération colorielle ».
Ainsi, des rues, des bâtiments, des écoles, des places de 4 villes du monde (Rio de Janeiro au Brésil, Jodhpur en Inde, Aulnay-Sous-Bois en France et Londres au Royaume-Uni) ont peu à peu retrouvé vie grâce à de vrais gens !
6 mois, 6 540 litres de peinture et 650 personnes plus tard, cela donne un superbe spot en stop motion, signé Adam Berg pour l’agence Euro RSCG Worldwide.
Afin de relayer ces opérations locales (et donc à faible visibilité), une campagne plurimédia a été mise en place : un site et un blog dédiés, de la TV (depuis le 23 mai), du viral avec le spot sur YouTube, un compte Twitter, une galerie de photos sur Flickr, des pages Facebook et Orkut (réseau social populaire au Brésil et en Inde).
Bref, des couleurs, de la poésie, de gros moyens, du participatif, de la solidarité et du crossmedia. Tout ça pour nous montrer que Dulux Valentine croit « [...] très fortement au pouvoir magique de la couleur, à son apport positif sur la vie de chacun, à sa capacité à dynamiser leur quotidien et à transformer des lieux de vie », dixit Cristèle Drolon, responsable Marketing Grand Public d’AkzoNobel France (groupe auquel appartient Dulux Valentine).
Les uns jugeront l’opération mièvre et un peu « cucul », les autres comme nous trouveront que certains bâtiments (notamment celui en Inde) ont été peints à tort. Mais tous devraient s’accorder à dire que l’aspect solidaire de ce « Let’s colour » projet laisse malheureusement de côté l’environnement et l’écologie (engagements pourtant indispensables, nous semble-t-il, surtout lorsque l’on vend de la peinture).
Les Ray Ban, c’est un peu comme les jeans Levi’s ou les Converse : des accessoires devenus transgénérationnels !
Nos parents les ressortent de leurs étuis et nous, jeunes en quête d’identité, dévalisons les stocks de la marque.
Un temps out, ces lunettes lancées en 1937 sont donc de nouveau in.
Car la marque, à grand renfort de campagnes print, web, cinéma, événementielles, RP (etc.), a su imposer sa nouvelle signature « Never Hide » et ses montures auprès des jeunes générations (pour qui avant, les Ray Ban, faisaient référence au fashion faux-pas de Tom Cruise dans Top Gun ou à des binocles de « darons mal fagotés » !)
Bref, les 15-25 ans ont adopté la marque, et cela tombe bien, il s’agit du cœur de cible de Ray Ban.
Alors, pour promouvoir les modèles de sa gamme « Rare Prints », elle a décidé de jouer la carte du métro-store : une rame de métro installée place Calle de la Reina à Madrid, des sièges en forme de Wayfarer, des présentoirs façon plans de lignes de métro et du faux gazon (un brin trop kitsch).
L’évènement sera clôturé le 5 juin prochain par l’intervention de graffeurs qui décoreront la rame de métro.
Une opération d’ambient marketing en cohérence avec l’esprit underground et urbain de la marque… et qui fait écho au modèle « subway » Wayfarer, présenté dans ce wagon-showroom.
Pourtant, il est dommage que la marque n’ait pu s’installer véritablement dans le métro. Elle aurait sans doute gagné en visibilité et en impact, même si d’autres marques avant elle ont déjà envahi le subway (cf post du 6 mars 2010).
Sinon, Ray Ban aurait pu prendre ses quartiers dans un lieu un peu plus transgressif pour marquer les jeunes esprits et clamer son slogan « Never Hide » (« ne jamais se cacher »)…
Dès à présent, lorsqu’ils utiliseront leur GPS, les anglo-saxons pourront entendre la voix du ténébreux Dark Vader.
En effet, la célèbre marque de système de navigation routière s’associe aux « voix » de Star Wars pour le guidage vocal des utilisateurs.
Imaginez-vous, recevant des indications de la part du père de Luke Skywalker. Terrifiant, non ?
En tout cas, cela effraie l’ingé-son qui tente d’enregistrer notre homme (dans la vidéo soutenant le lancement de l’opération).
La voix de C-3PO elle, sera disponible très bientôt.
Quant à Yoda et Han Solo, ils intègreront l’aventure TomTom « Star Wars » en juillet et août.
Nous adorons l’initiative de la marque. Seule ombre au tableau : les Français en restent pour le moment privés et doivent se contenter des voix d’Elie Semoun dans les Petites Annonces. Beaucoup moins glamour !
En attendant, regardez ce génial spot viral réalisé par l’agence Pool (Amsterdam) pour l’occasion.
Pour ses pizzas Crousti’Express, Findus vient de lancer une campagne Rich-Media sur Dailymotion.
Le principe ? Au bout de 3 minutes d’une vidéo (le temps qu’il faut pour faire cuire les fameuses pizzas), un « ding » se fait entendre et la porte d’un micro-ondes s’ouvre à l’écran, présentant le nouveau produit de la marque.
Une sorte de coupure pub intégrée à la vidéo, qui reprend ensuite son cours.
Certes quelque peu intrusif, mais véritablement efficace.
Agence : Grey (Paris)
Pour visionner quelques exemples de vidéos intégrant l’opération Findus, cliquez sur les liens ci-dessous.
Ça n’est pas la première fois qu’un clip fait scandale. Souvenez-vous, le clip Stress du groupe électro Justice, réalisé par le subversif Romain Gavras (mai 2008).
7 min de violence sur fond de musique angoissante et des jeunes de banlieue comme protagonistes…
Deux ans plus tard, c’est au tour de M.I.A de déclencher la polémique.
Car, comme ses confrères français du label Ed Banger, l’artiste anglaise d’origine srilankaise a fait appel au fils de Costa Gavras pour son Born Free.
Ici aussi, on ne fait pas dans la dentelle : des roux opprimés par des soldats US, des coups, des explosions, des insultes, des corps déchiquetés, bref, un court-métrage qui dérange.
Résultat : des milliers de commentaires indignés ou dithyrambiques, une censure du clip sur YouTube et presque 2 millions de lectures de la vidéo rien que sur Vimeo.
Mais, si comme toujours la réalisation est impeccable, la brutalité des images et de la mise en scène se justifie-t-elle ?
Jugez plutôt :
Du 30 avril au 7 mai dernier, Findus et son agence Grey en partenariat avec Clear Channel, nous avaient mijoté une campagne d’affichage interactif très originale : un panneau installé place du Costa Rica (Paris), qui s’anime à chaque passage de piéton en une chorale de poissons.
Drôle de spectacle en effet, que ce banc de colins s’égosillant et dansant sur un remix de la chanson Shake Your Booty (KC and the Sunshine Band, 1976) !
L’objectif de ce show marin était de montrer l’engagement de Findus en faveur d’une pêche responsable et du respect des ressources marines (action menée depuis près de 8 ans déjà).
Petit rattrapage pour ceux qui auraient manqué l’opération :
À croire qu’avec Findus, il n’y a rien de plus heureux qu’un poisson dans l’eau…
Avis aux fashionistas londoniennes ! La célèbre marque de chaussures organise CatchAChoo, une « Choo hunt » dans les rues de Londres.
Pour gagner une paire de Jimmy Choo, rien de plus simple : géolocalisez l’endroit où se trouve le représentant de la marque grâce à Foursquare (site de géolocalisation) ainsi qu’aux indices distillés sur Twitter et Facebook, rendez-vous sur place et trouvez la fameuse personne aux Jimmy Choo.
De quoi faire pâlir d’envie Carrie Bradshaw (l’héroïne de la série Sex & The City, Jimmy Choo addict !).
Une belle opération qui intègre intelligemment les réseaux sociaux comme Foursquare, à l’instar du dispositif Shop the City de Marc Jacobs.
Foursquare, nouveau phénomène américain qui compte déjà plus de 750 000 utilisateurs, devrait d’ailleurs devenir la nouvelle coqueluche des marques… (pour plus d’infos sur le site, voici un article instructif)